New website, bandcamp and next release

RELEASES

Long time ago since the last release. Yes, this is true reality.
I hope things will start again. If you are interested in a digital release. Drop me a line.
In December, there will be the first cassette release: Jesus is my son – Sacrifices Odieux (revisited)
It is the re-edition of the first release of Jesus is my son. All songs were re-recorded and some extras songs added.

BANDCAMP

Some of the catalog is available on bandcamp. I do my best to put some other releases when I find the time for.

It is here: http://ffhhh.bandcamp.com/

Also, old website is the new website since the previous new website did not work anymore.
here: http://www.ffhhh.be/label/

Jesus is my son – New album(s)

I’m working on the new album of Jesus is my son. Actually two albums are in preparation. The first is almost done. For the second, nothing is clear but it will be different. The first album should be released end 2013.

A split with a special cover is on the way too.

More info soon.

Review – Cumulative Trauma Disorder – S/T – Ether Real

Ether Real – Fabrice Allard– 29/05/2012 – link

Cumulative Trauma Disorder est un duo belge formé en 2010 par Chris et Fabrice, tous deux marqués par des influences 80s, tendance post-punk, indus et no-wave. Le nom de leur formation correspond à une maladie provoquée par l’accumulation de gestes répétitifs, que l’on retrouve généralement en français sous l’appellation “troubles musculosquelettiques”. C’est aussi la base même de leur travail puisque les neufs titres de cet album ont été composés lors de sessions improvisées lors desquelles les deux hommes appliquaient une gestuelle répétitive, générant autant de Trauma.

L’album est donc composé de 9 pistes de 4 à 7mn chacune, simplement affublées d’un numéro reflétant l’ordre dans lequel elles ont été enregistrées. Le duo possède un ton bien affirmé, sans concession, qui ravira les amateurs de musiques électroniques industrielles. De vieilles machines analogiques sont prises de pulsations qui donnent le tempo, d’autres poussent des cris monstrueux, le tout étant donc par un minimalisme lié à répétition des gestes (Trauma III).
L’ensemble du disque est extrêmement cohérent : mêmes machines et procédé de composition clairement défini permettent de canaliser la création et de garantir une certaine homogénéité. Aussi sur chaque morceau la différence va se faire sur le choix des sonorités, plus ou moins agressives, sur le nombre de strates sonores, et sur le tempo, tantôt créé par des sonorités percussives, tantôt suggéré via l’oscillation de drones nasillards (Trauma V).

Sur le fond, il s’agit du genre de musique qui rappellera le travail de Pan Sonic, avec une électro brute, expérimentale et minimale. Toutefois le duo belge se distingue avec une approche plus punk et industrielle. Si les machines sont bien à l’honneur (Trauma XI, Trauma XII), leurs sonorités lo-fi et rétro transportent clairement l’auditeur 30 ans en arrière.
Mais c’est surtout l’abondance de sonorités métalliques qui confère à ce disque sa connotation industrielle : crissements et coups sur Trauma IV et Trauma V, percussion sur cloche, résonances et larsens (Trauma XIII), allant même jusqu’au bruitisme sur Trauma VI et Trauma XIV avec un jeu de drones et textures puissantes.

Le disque s’achève de manière un peu plus aérée avec un Trauma XV à la forme plus classique : véritable rythmique de chuintements électroniques et mélodie flottante à base de textures grinçantes et saturées, du plus bel effet.

Review – Jesus is my son – 1914-1918 – De Wereld Morgen (nl)

De Wereld Morgen – Koen De Meester – 19/03/2012 – link

LuisterPost: Jesus Is My Son: ‘1914 – 1918’

In tijden dat schreeuwerige noch sentimentele muziek past, is het soms moeilijk om een alternatief voor de stilte te vinden. Maar ook dat bestaat. Eén voorbeeld: ‘1914 – 1918’, de nieuwe cd van Jesus Is My Son, alias de Belgische gitarist Grégory Duby.

Grégory Duby is een Brusselse muzikant die naast solo ook actief is met het trio K-Branding. De man zit tevens achter het FF HHH-label. Op zijn tweede full-cd onder de naam Jesus Is My Son 1914 – 1918 doet hij de luisteraar stilstaan bij contemplatieve elektrische gitaargeluiden en dat rond het thema van De Groote Oorlog. De muziek is traag, zuiver en zonder franjes. Duby pakt niet uit, voert geen oorlog in zijn muziek, maar creëert de sfeer van de rustmomenten, de doffe stiltes tussen al het oorlogsgeweld in, de berusting en de dood die achteraf intreedt.

De plaat is dan ook veel meer dan de elektrische gitaar die je hoort, maar werkt vooral dankzij de stiltes die mee met de kalme composities vrij komen. 1914 – 1918 is dan ook verre van pathetisch en krijgt slechts een melancholische inslag als je de titels (‘No Man’s Land’, ‘Des Pleurs et des Larmes’, ‘Héroisme et Désespoir’…) voor de ogen houdt. Maar deze muziek is vooral opmerkelijk omdat ze de gedachten niet in een bepaalde richting dwingt, maar eerder bevrijdt. Een ingetogen soundtrack en tegelijk warme deken voor een off-day.

Beoordeling: ++++

Review – Jesus is my son – 1914-1918 – RifRaf (fr)

RifRaf (fr) – fv – 01/04/2012

Fondateur du micro-label FF HHH et membre éminent de l’excellent trio K-Branding, Grégory Duby fait partie de ces héros discrets de la musique. Sous son pseudonyme Jesus Is My Son, le guitariste bruxellois explore une voie médiane entre impressionnisme cinématique et expérimentations folk du plus bel effet, notamment sur le morceau introductif ‘Héroïsme et Désespoir’ (4’51 de bonheur total). Même si un ou deux morceaux incitent davantage à la réflexion dubitative – sans jeu de mots pourrave – faute de réel point d’accroche, la majorité des compositions de notre homme s’inscrivent dans un discours certes sombre mais d’une grande cohérence stylistique. Tel un narrateur d’un épisode tragique de notre histoire, mais elle est vue à hauteur d’homme les deux pieds dans la boue des tranchées, ‘1914-1918’ transmet le tragique de la situation sans éviter la sinistrose déconfite. C’est lent, profond et très beau.

Review – Jesus is my son – 1914-1918 – IRM

Indie Rock Mag – RabbitInYourHeadlights – 17/02/2012 – link

Après l’ombre de l’Éternel sur l’EP Sacrifices Odieux (2006) et le bien-nommé Je Suis Dieu (2010), c’est celle de la Grande Guerre et de son enfer glacé qui plane sur les compos arides et désespérées de ce deuxième LP du projet solo de Grégory Duby, guitariste du trio noise K-Branding dont le superbe Alliance penchait déjà l’an dernier vers l’épure et l’introspection avec la réussite que l’on sait.

Pour Jesus Is My Son néanmoins l’ambition n’est pas neuve : étirer le temps, donner de la consistance à chaque note lourde de sous-entendus entre deux silences tout aussi pesants. Mais cette fois exit les effets, plus de distorsions dramatique ou de saturation qui emplit tout l’espace, seuls s’égrainent les accords et les respirations d’une guitare électrique solitaire, évocatrice, solaire et plus inspirée que jamais, comme on n’en avait peut-être plus entendues depuis les grandes heures de Labradford.

Lent, majestueux et constamment au bord de l’anéantissement, un chef-d’oeuvre de tension silencieuse qui sublime la désolation à l’image de ces moments d’attente entre deux batailles où la peur de la mort s’insinue peu à peu dans les cœurs, offrant à la tragédie qui se noue sa dimension la plus profonde dans l’anticipation.

Review – Jesus is my son – 1914-1918 – Shoot me again

Shoot me again – Fred – 17/01/2012 – link

Il n’aura plus fallu attendre 4 ans pour avoir la suite de JESUS IS MY SON qui semble avoir abandonné la folie des grandeurs du mysticisme en s’attaquant cette fois-ci à la première guerre mondiale, celle de 14-18, une autre folie, qui a tué plus de 10 millions de personnes.

La limpidité du son de JESUS IS MY SON tranche avec l’image boueuse et sale qu’évoque le simple nom de cette guerre des tranchées. Par contre la mélancolie dégagée par 1914-1918 semble interminable. Elle fige le temps et son désespoir. Cette guerre devait être courte, elle s’est éternisée.

Moins expérimental que ces prédécesseurs et plus joué (lentement), ce nouvel album de JESUS IS MY SON prouve la capacité de Duby à revenir à une utilisation de la guitare plus conventionnelle. Par conséquent ce disque est moins dans la recherche d’un son spécifique, bien que précis.

La clarté pour tristesse, pourrait-on dire comme mot d’ordre de ce disque, et cette limpidité déjà évoquée, cette douceur assez fragile, mais aussi cette précision construisent l’humeur de ce disque.

Seul le ressenti est évoqué. Celui de la tristesse, profonde, face à l’horreur de la guerre. Face à l’inutilité de la fierté nationale. Celui de la morosité et de l’amertume d’être vivant parmi les morts.
Celui du chagrin qu’éprouvent tous ceux qui ont laissé une part, parfois très grande, d’eux-mêmes ou de leurs connaissances dans ces trous.

Ce disque aurait pu avoir plusieurs visages. Tout au moins, on aurait pu s’attendre à un disque qui évoquerait de manière différentes, sourde pour les combats, triste pour la mort, heureuse pour l’armistice … , les nombreux moments d’une guerre. Un cliché presque cinématographique que JESUS IS MY SON a voulu éviter, ne voyant, à raison, que grisaille, déprime, tristesse et morosité amère derrière une guerre et ce qui l’entoure. Cette guerre que l’on appelle la Grande Guerre, comme si une guerre pouvait être grande…

Seule la question du choix de la guerre 14-18, reste sans explication musicale au bout de ces 8 titres. Peut-être parce qu’à l’inverse de celle de 40-45 ou de celle du Vietnam, la première guerre mondiale, tournant clé dans « l’art » de la guerre moderne, reste peu évoquée et par conséquent peu emprunte d’images collectives. Plus libre à l’interprétation et plus aisée à emporter l’auditeur.