Press - Jesus is my son
 
 
13/12/2006 - Webzine Nameless - link - Review of "Sacrifices Odieux" (french)

Une ballade désespérée dans le désert, une marche lente vers nul part. Tourner au ralenti, s'arrêter et reprendre la route. Continuer, toujours continuer. Cramé par le soleil, se laisser guider, désespérément. Marcher sans penser, anesthésié, au milieu de rien.

Ce qui surprend et se confirme dès la deuxième piste, c'est le côté cinématographique de la musique de Jesus is my son . Ce n'est pas de la musique de film à proprement parler mais plutôt une musique à images qui emporte l'auditeur dans une sorte de rêve éveillé. On plane loin au dessus de la réalité, complètement déconnecté, guidé par ces LITANIES minimalistes. La mélancolie et le désespoir flottent dans la pièce, nous avec. Devant nos yeux, beaucoup de choses … Des images brouillées qui tournent en boucle à l'intérieur de nos têtes hypnotisées par les accords lents.

- Jesus is my son est un duo composé de deux guitares.
- Jesus is my son nous rend triste.

Pierre-Y
 
14/11/2006 - Shoot me again - link - Review of "Sacrifices Odieux" (french)

Jesus is my son
est un duo composé de Duby (The Invisible Frog, K-Branding) et Garth (Dolph lundgren, Yermo). On suppose donc en glissant la plaque dans son lecteur qu'une bonne décharge d'électricité nous attend. Fausse conjecture ! Nous voilà fait Grosjean comme devant. En effet, point de tornade électrique ici, mais plutôt quatre plages ambiantes à la guitare. On pense aux projets les plus calmes du label Constellation. Mais on pense surtout au label Kranky et à stars of the lid. D'autres noms viennent en tête également comme Codeine ou un Low sans paroles.

C'est donc un voyage très calme au pays de la guitare ambiant que nous proposent ces deux compères. Jesus is my son est un projet très intéressant et très reposant. Ne vous fiez donc pas à vos impressions en lisant les titres des chansons ('nu et seul', 'nu dans un jardin d'enfant'), l'univers qu'ils proposent est très calme, sombre et planant. On rajoutera à la liste d'influence Tribes of Neurot pour certains passages plus sombres.
A écouter !

Ben
 
07/10/2006 - Guts of Darkness - link - Review of "Sacrifices Odieux" (french)

On lui a coupé les jambes, on lui a vidé les tripes, mais Duby, guitariste de The Invisible Frog et K-Branding, est toujours là, increvable. Son nouveau projet en date nous donne enfin l'occasion de l'écouter dans un contexte autre que celui du bruit joli dont il s'était fait jusqu'ici le chantre. Collaborant pour l'occasion avec Xavier Dubois (Dolph Lundgren, Moufle, Yermo), Jesus Is My Son est donc un duo de guitariste qui verse, on l'aura compris - ou peut-être pas, et permettez moi alors de préciser ma pensée - dans le contemplatif. Charriant avec eux le souvenir d'un "Incident at Cima" (Scenic) tout aussi pesant, la musique de ce premier EP, "Sacrifices Odieux", révèle une fois encore à quel point la beauté ne tient qu'à un fil, tressé autour de simples notes s'extrayants de l'ampli comme autant de bulles de savon s'élevant dans les airs, captivant l'attention, figeant l'instant dans un moment d'éternité. Cette country lente et paresseuse, pas spécialement propre sur elle, semble vouloir nous raconter des histoires douloureuses ("Nu et Seul") et le fait toujours avec retenue. Dix-huit minutes d'un minimalisme exquis, c'est peu et c'est déjà beaucoup. Si Jesus Is My Son décide de développer davantage son discours au point de s'essayer à l'album, il devra faire attention à ne pas tomber dans la redondance. En l'état, "Sacrifices Odieux" est une petite galette plastique bien sympathique dont l'écoute, par la simple évocation de ce soleil de plomb qui nous avait nargué pendant tout l'été, contribuera au réchauffement de nos os gelés en cette saison humide.

Progmonster
 

11/08/2006 - Kwadratuur - link - Review of "Sacrifices Odieux" (Dutch)

Achter de ambitieuze bandnaam Jesus is My Son gaan het Belgische elektrische gitaarduo Xavier Dubois en Grégory Duby schuil. Het is de twee er duidelijk niet om te doen "hun" zoon nog eens aan het kruis te nagelen, want wie op zoek is naar bijtende ironie of eclatante muzikale uitspattingen kan beter een ander evangelie volgen. De repetitieve gitaarambient van het duo zou namelijk best passen in een eredienst voor drone verslaafden.

Door het trage tempo klinkt de muziek zweverig zonder slepend te worden. Daarvoor wordt er te perfect in de maat gespeeld en is het geluid te zuiver – haast steeds een ongeschonden gitaarklank). Bovendien intoneren de twee – op enkele kleine momenten na – haarjuist, waardoor de muziek iets puur krijgt, dat jammer genoeg even snel omslaat in iets glad. Van muzikale hooks die blijven hangen is nergens sprake. Bovendien zijn de composities niet van die aard dat ze vele luisterbeurten kunnen meegaan. Het net iets omhoog (en terug omlaag) moduleren is een trucje dat de luisteraar snel doorheeft. In 'L'immortel Plaisir' en 'La Nostalgie des Colonies' wordt dit daarenboven toegepast op een wel erg doorzichtige structuur: een liggende basnoot, waarboven zich een kort motiefje (van soms maar twee noten) herhaalt. Dat de noten van dit motiefje perfect in de akkoorden passen die door de basnoten gesuggereerd worden, maakt de muziek glashelder, maar tegelijk ook te doorzichtig. In 'Nu et Seul' zijn het twee akkoorden die elkaar afwisselen, waardoor het drone -effect nog duidelijker wordt. Wanneer bij de herneming van het begin er even distortion op de bastoon gezet wordt, doen Dubois en Duby uitzonderlijk iets met de klank, wat bij het gedetailleerd luisterende publiek mogelijk een aanzet zal geven tot orenspitsen. Verder dan dit effect en het open einde van het stuk komen ze echter niet. In 'Nu Dans un Jardin D'enfants' gaan de twee het verst in het variëren: van zuiver herhaalde tonen via aangeslagen akkoorden naar arpeggio 's om uit te komen bij korte figuren die begeleid worden door akkoord drones. Dat de reeks akkoorden hier net iets langer is en bestaat uit vijf akkoorden geeft de muziek een kleine onregelmatigheid, waardoor de afsluitende track veruit de interessantste van de ep is. Al moet gezegd dat de concurrentie van de andere nummers niet van die aard was, dat er voor die titel zwaar geknokt moest worden.

Koen Van Meel